( 4 juillet, 2009 )

Documentation.

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Note sur les apôtres:

 

Cette appellation ne date que du XIX° siècle et est apparue lors de la période dite « romantique ».

La véritable appellation de l’époque est « charge », « coffin » ou encore « mesure ».

 
Voici des textes d’époque:
L’art militaire pour l’infanterie, de Jacques de Walhausen:
« Quant à la bandoulière on ne peut rien prescrire, car il y en a de plusieurs sortes, tant y a qu’elle doit estre large de trois doigs, & avoir onze charges ou mesures, & icelles faites de bois, au tournoir tout d’une pièce avec un couvercle par dessus, & couvertes de cuir, icelles sont les meilleures; car la poudre y demeure plus seiche, & durent plus longtemps que celles de cuivre, de fer blanc, ou bien qui sont de deux pièces, le fond estant mis dedans; car en celles-ci, quand le cuir est use, le fond tombe hors, & celles de cuivre ne sont pas bonnes à cause du tintement, & du bruit qu’elles menent, quand il est question de quelque entreprise secrette, de nuit ou bien autrement, à quoi les charges qui sont faites de bois tout d’une piece sont les meilleures.
Entre les onze vous en avéz une, qui est le pulverin, pour l’amorce. »

Mémoires de Messire Jacques de Chastenet, Seigneur du Pyuségur, 1690:
« Je quittay ma bandoüillière en bas, parce qu’on n’entre pas dans le cabinet de sa Majesté avec la bandoüillière. »

« Monsieur de Thoiras luy mit un billet dans une charge de fer blanc. »

« que lorsqu’ils voyoient entrer les soldats avec le pain de munition à leurs bandoulières ».

« les bandoulières bien larges, avec douze charges, et le poulvérain, les bourses où l’on met les bales ».

Traité des armes de Gaya:
« La bandoulière est un petit magazin portatif, qui contient toutes les munitions, dont un soldat peut avoir besoin.
La largeur de son cuir est de quatre pouces et la longueur de deux pieds.
Il n’y a pas de bandoulière qui ne soit garnie d’une douzaine de petits coffins, que nous appelons communément charges, et d’une bourse de peau de mouton.
Les coffins servent à mettre la poudre et la bourse à garder les bales. »

Cette appellation de bandoulière viendrait de l’espagnol « bandolera » et semble avoir été utilisée dès le XIII° siècle pour porter de armes, épées, masses et sera également appelé baudrier.

Les bandoulières porte-charges apparaissent vers les années 1575-1580.
Elles disparaîtront avec le porte-cartouches vers 1683. (M. Pétard)


Différentes mesures de distances en 1678:

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Mille pas géométriques ou Milles d’Italie.

Lieues communes de France.

Grandes lieues de France, ou d’une heure de chemin.

Lieues communes d’Allemagne.

Grandes lieues d’Allemagne.

Les mesures à la fin du XVIII°:  http://aviatechno.free.fr/unites/pieds.php

 

La pique en 1678:

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Les chausses au début du XVII° siècle
Les tableaux contemporains sont d’excellentes sources pour reconstituer certaines parties de l’habillement.
Les chausses constituent un détail de l’habillement qui est souvent négligé et remplacé au profit de chaussettes modernes.

Voici 3 tableaux qui les montrent en détail.
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Le repas des paysans par Le Nain.

Le personnage de droite porte des chausses en toile, serrées par un lacet sous le genou, et qui couvrent le dessus du pied par un empiècement en pointe.
Le personnage de gauche porte les mêmes chausses, mais passées par dessus ses chaussures à la manière de guètres.

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Autre tableau de Le Nain, les jeunes joueurs de cartes.
Le personnage de gauche porte de grandes chausses qui montent au dessus du genou, et le bas est coupé différemment.
Seul le talon est bien enveloppé, le pied est dégagé.

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Encore un tableau de Le Nain, la querelle.
Le personnage de gauche porte des chausses courtes qui couvrent son pied et qu’il porte dans la chaussure.
Le personnage en cuirasse du milieu porte lui aussi des chausses courtes, mais cette fois-ci sur sa chaussure. On voit nettement qu’elles sont maintenues par un lacet sous le genou.
Le jeune de droite quant à lui semble porter des chausses moyennes qui s’arrètent net à sa cheville, à moins qu’il ait roulé la pointe?
On voit nettement à sa jambe gauche qu’elles sont elles-aussi lacées sous le genou, mais en plus qu’elles sont doublées extérieurement de laine foncée.

Si les chaussettes tricotées main existent depuis très longtemps (500 après JC), si les chaussettes tricotées à la machine existent depuis 1561, elles restent néanmoins un luxe que ne peut s’offrir que les classes aisées de la société.

Le peuple et la plupart des soldats ne disposent en général que de chausses, qui s’usent moins vite et qui sont facilement réalisables, et vont donc pieds-nus dans leurs chaussures.

Exemples:

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Platine à rouet:

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Fabrication d’une platine à rouet:

http://www.feuerwaffen.ch/HTML/HTML%20Radschloss-Nachbau/frame.html

Cuirassier XVII°:

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Descriptions des tenues de 1676 à 1786: voir dans « archives », ordonnances et uniformes: http://patricemenguy.free.fr/sujetsdubienaime/Sommaire.html

 

Tenues de l’infanterie française vers 1670:

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1670 2

Mousquetaires en mousquet et apôtres, piquiers en cabasser-cuirasse, grenadiers en fusil à bretelle. Epée de fer sans branche de garde.

Tenues de l’infanterie française vers 1690/1710:

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1690 2

Mousquetaires en mousquet ou fusil, apôtres ou giberne selon la période. Piquiers en cabasset-cuirasse jusqu’en 1703. Grenadiers en fusil à bretelle. Epée 1685 ou sabre-briquet possible pour les grenadiers. Passé 1710 le tricorne est bordé d’un galon, or pour Aunis.

Planches de Michel Pétard.

 

Description de la tenue du régiment d’Aunis:

Drap de laine gris-blanc, parements-culotte-chausses-veste rouges. Ceinture ou écharpe de coton fin jaune clair. Pour les coiffures s’inspirer des gravures en tête de page: chapeau à larges bords qui devient progressivement un tricorne. Les chaussures du type guerre de 30 ans sont encore portées au début, puis elles suivent la mode avec un talon qui prend de la hauteur et elles s’affinent. Les baudriers de sont pas forcément en buffle, loin de là, ils sont le plus souvent en cuir brun clair. Le buffle ne devient courant qu’au début XVIII°.

Pour l’armement voir les légendes des planches, le fusil avant 1717 est un prérèglementaire à silex, le plus souvent sans bretelle, un mousquet à mèche avant 1699, éventuellement un fusil à la chenapan.

Les piquiers ont existé jusqu’en 1703, ils portent des gants de cuir à manchettes et éventuellement cabasset et cuirasse.

Les grenadiers sont coiffés du bonnet à poils et à flamme rouge, ils ne sont que 4 par compagnie, ils ont une mèche pour allumer leurs grenades qu’ils portent dans la gibecière règlementaire. Ils sont armés d’un fusil à bretelle, platine à la chenapan ou à silex.

Giberne de grenadier:

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La charge du mousquet:

pdf manuelmousquetaire1.pdf

Jacob de Gheyn:

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Comment bien manier la pique:

pdf manuelpiquier.pdf

Si l’on compare le maniement de la pique en 1615 selon le Sieur de Praissac « pique traînante »:

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au maniement selon le Mareschal de Bataille de Lostelnau en 1657:

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On constate une différence. En 1615 la pique est maintenue au ras du fer et le talon traîne effectivement par terre. En 1657 la pique est maintenue vers son point d’équilibre et le talon se trouve à environ 15 cm du sol.

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La bataille de Rocroi:

http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/218.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Rocroi

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du film « Capitaine Alatriste »

Les Tercios Espagnols:

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http://www.youtube.com/watch?v=WAMkb6QgyMs&feature=player_embedded

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tercio

http://www.elhistoriador.es/imperioespanoltercios.htm

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Tercios de España:

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La guerre de 30 ans, Wikipédia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Trente_Ans

 

Quelques dates:

-Première publication de la formule de la poudre noire, 1249.

-Apparition de la poudre noire en grains, du bassinet et de la mèche à la mi-XV° siècle.

-Système de platine à mèche semi-mécanique, fin XV°.

-Fabrication du rouet en Allemagne et du Miquelet Italien, début XVI°.

-Système de platine à mèche mécanique, fin XVI°.

-Miquelet Espagnol et Chenapan, fin XVI°.

-Platine silex à la Française, 1610.

-Fin d’emploi de l’arquebuse en France, 1627.

-Apparition de la baïonnette bouchon, 1640.

-Description du pas Louvois (cadencé) et des premiers règlements de tenues, 1666.

-Apparition des grenadiers, 4 par compagnie, armés du fusil, 1670.

-Premiers uniformes dans l’infanterie, 1670.

-Fin d’emploi de l’arquebuse en Franche Comté, 1674.

-Apparition de la baïonnette à douille, 1688.

-Fin d’emploi du mousquet en France, 1699.

-Fin d’emploi de la pique en France, 1703.

-Apparition de la gargousse (cartouche papier sans la balle), 1703.

-Disparition des grenadiers en tant que tels, 1720. Ils subsistent en tant qu’élites.

-Apparition des cartouches en papier comportant aussi la balle, 1738.

 

 

Comment bien reconstituer votre tenue guerre de 30 ans:

-pour le pourpoint (veste) et le haut de chausses (culotte), prendre du drap de laine pas trop pelucheux, de teinte terne (beige, marron, éventuellement grisâtre). Les coutures apparentes ainsi que les boutonnières sont faites à la main! Le pourpoint peut aussi être fait en cuir. Evitez formellement les verts, bleus, rouges, et autres couleurs chatoyantes de l’arc en ciel!

-le chapeau est à large bords dans les mêmes teintes chamois, beige ou marron, noir à la rigueur, mais évitez quand même. Plumes et médailles peuvent y figurer.

-le casque peut être du type cabasset, morion-cabasset ou morion. Il doit être dépoli, éventuellement noirci. Une ou plusieurs plumes de faisan peuvent l’agrémenter.

-les chaussures sont du type militaire de l’époque, avec des ouvertures sur les côtés.

-bas de chausses et chausses sont de teinte écru, beige, un peu comme le reste, pas de chaussettes de foot rouges, bleues, vertes…

-le col blanc est assez large au début du XVII° puis se rétrécit peu à peu.

-pour les piquiers, la cuirasse peut être avec ou sans tassettes, dépolie et éventuellement noircie. Ils portent aussi des gants de cuir à manchettes. Un buffle peut aussi être porté, même par un arquebusier.

-les baudriers de rapière, d’apôtres sont en cuir marron, les assemblages se font par couture à la main (surtout pas de rivets tubulaires!). Le « buffle » écru est peu utilisé, le cuir fin rougeâtre peut l’être pour une ceinture et un porte râpière. Ne pas utiliser de cuir brillant car tanné au chrome, ce procédé étant inconnu à l’époque.

-pour l’armement puisque nous sommes Comtois, arquebuses et mousquets peuvent se côtoyer. L’emploi de la fourquine est conseillé. Le système de mise à feu est à mèche, mécanique, mais le rouet peut être employé bien qu’il soit moins fiable.

-pour la vie au camp, une musette de cuir ou de toile contenant couteau, cuiller, fourchette à deux dents, gobelet et assiette (en terre cuite, étain, fer étamé, corne, bois, mais pas d’inox, d’alu ou de « cristal d’Oyonnax »!) est vivement conseillée et fort utile.

-en ce qui concerne la mode, mouche et moustache, barbe et cheveux longs sont bien appréciés.

-un dernier conseil: plus votre tenue sera rapée, mitée, usée, sale, mieux ce sera!

Voilà donc pour la période 1600/1670 environ. Ensuite ce sont les règlements qui décrivent plus ou moins précisément les tenues.

Petite précision quant à la croix de Bourgogne: les Bourguignons ont adopté la croix de Saint André blanche en 1408 suite à la victoire d’Othée lors de laquelle le duc Jean sans Peur gagna ce surnom. Le blanc est aussi la couleur de la croix latine du roi de France et de l’écharpe des Armagnacs, tous ennemis. C’est le duc Philippe le Bon son successeur qui, pour souligner l’alliance avec les Anglais qui arboraient la croix latine rouge, colora cette croix en rouge. Elle prendra donc l’aspect de bâtons noueux enflammés par les étincelles du briquet, forme sous laquelle en hériteront les Habsbourg et l’Espagne.

http://www.cadole.eu/histoire/draipea/croix-de-bourgogne.htm

Pour l’anecdote voici un bouton des formations rexistes, mouvement politique belge des années 1935/45:

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Banderas:

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Liste des Tercios:

Viejo de Lombardía
Viejo de Sicilia
Viejo de Nápoles
Viejo de Brabante
Viejo de Cartagena o de Ambrosio Spinola
Saavedra
Alvaro de Sande
Flandes
Fuenclara
Caracena
Mortora
Garciez
Alburquerque
Bonifacio
Meneses
Seralvo
Cordobas
Casco de Granada
Nuevo de Toledo
Nuevo de Valladolid
Azules Viejo
Fijo del reino de Nápoles
Zapena
Villar
Viejo de Saint Amour (Borgóña 1581)
Monroy
Morados Viejos (Sevilla)
Amarillos Viejos
Azules Viejos (Toledo)
Viejo Lesaca
Castilla
Guipúzcoa
los Arcos
Idiáquez
Aragón
Valencias y Conde de Garcies
Verdes Viejos
Diputación de Cataluña
Ciudad de Barcelona
Collorados Viejo
Amarillo Nuevo (tercio provincial de Léon)
Amarillos Viejos
Costa de Granada
Azules Nuevos (tercio provincial de Murcia)
Los Blancos (tercio provincial de Segovia)
Colorados Nuevos (tercio provincial de Gibraltar)
Morados Nuevos (tercio provincial de Toledo)
Tercios de la Armada (2 o 3 en 1701)
Viejo de la Armada Mar Oceano

Viejo Armada
Fijo de la Mar de Napoles
Tercios italianos ( 11 a 14 en 1701)
Toraldo
Cardenas
Avalos-Aquino
Torrecusa
Guasco
Lunato
Paniguerola
Torralto (napolitano)
San Severo (napolitano)
Torrecusa (napolitano)
Cardenas (napolitano)
Lunato (lombardo)
Paniguerola (lombardo)
Guasco (lombardo)
Tercio vecchio de Nápoles (napolitano)
Tercios irlandeses (1 en 1701 ? )
Tyron
Bostock
Tercios alemanes (6 a 9 en 1701)
Tercios des Grisons (suizos, 2 en 1701)
Tercios valones (8 en 1701)
Beaumont

Victoire de la Montagne Blanche, document 1620 Philippe III:

pdf   traduction.pdf   (Par le Prêcheur)

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Document fourni par le Prêcheur.

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